INCARNER LE SEUIL

Embody_the Threshold

MARE NOSTRUM

Incarner l’éternité du Seuil

Embodies the eternal Threshold

GIBRALTAR, TARIFA, TANGER, ALGECIRAS – 2026.
TANGER – Un détroit où deux mondes s’effleurent sans se toucher, la lumière hésite. Les rivages s’appellent à travers la brume, séparés par une eau qui ne dit rien. Ici, les silhouettes deviennent frontières, et les horizons perdent leur clarté — ce que la mer cache reste plus puissant que ce qu’elle révèle.

TANGER – At the strait where two worlds barely brush, light hesitates. Shores call to each other across mist, divided by waters that speak no truth. Here, silhouettes become borders, and horizons lose their clarity—what the sea conceals proves mightier than what it shows.

ILE DE LAMPEDUSA – 2026, ITALIE.
Île de passage, île de seuil — où la mer rejette ses secrets et ses silences. La lumière y est crue, minérale, elle ne pardonne rien. Sur cette terre de transit, chaque image fixe un moment d’attente, un point suspendu entre deux rives, entre deux destins.

Island of passage, island of threshold—where the sea casts up its secrets and silences. Light here is raw, mineral, it forgives nothing. On this land of transit, each image arrests a moment of waiting, a suspended point between two shores, between two fates.


SICILE – 2026, ITALIE.
La Sicile accumule les temps, les stratifie, les enfouit. Dans ses lumières saturées, l’antiquité respire encore. La photographie y devient archéologie : elle gratte la surface pour y lire les traces d’une éternité méditerranéenne qui refuse de s’effacer.


Sicily accumulates time, stratifies it, buries it. In its saturated light, antiquity still breathes. Photography there becomes archaeology: it scratches the surface to read the traces of a Mediterranean eternity that refuses to fade.


VENISE – 2024, ITALIE.
Venise s’enfonce, la lumière s’y noie — c’est une ville déjà presque fantôme. Entre les canaux et le ciel blanc, le noir et blanc devient l’unique vérité. Ce qui subsiste n’est que l’impression de ce qui fut, l’ombre d’une splendeur qui vacille.

Venice sinks, light drowns there—it is already almost a ghost city. Between the canals and white sky, black and white becomes the only truth. What remains is merely the impression of what was, the shadow of a splendor that wavers.


CAMARGUE – 2026, FRANCE.
Terre d’eaux et de brumes, la Camargue efface les contours. La lumière y devient substance presque palpable, elle enveloppe plus qu’elle n’illumine. Entre ciel et marais, la photographie cherche les présences qui refusent de disparaître.

Land of waters and mists, the Camargue erases contours. Light there becomes almost tangible substance, it envelops rather than illuminates. Between sky and marshland, photography seeks out presences that refuse to vanish.


FRENCH RIVIERA – 2025/2024.
La Côte d’Azur expose sa beauté sans détour — c’est une séduction lumineuse qui voile la profondeur. Sous l’éblouissement de cette clarté, la photographie noir et blanc retrouve une sobriété oubliée. Elle peint l’essence plutôt que l’apparence.

The French Riviera displays its beauty without artifice—it is a luminous seduction that veils depth. Beneath this dazzling clarity, black and white photography recovers a forgotten sobriety. It paints essence rather than appearance.

JERUSALEM – 2025/2015, ISRAËL.
Jérusalem est pierre et lumière, accumulation de regards qui cherchent tous le sacré. Chaque mur parle de durée, chaque ombre d’attente. La photographie y devient recueillement — elle saisit l’instant où la présence s’efface devant l’immensité des temps.


Jerusalem is stone and light, an accumulation of gazes seeking the sacred. Every wall speaks of duration, every shadow of waiting. Photography there becomes a meditation—it captures the moment when presence fades before the immensity of ages.


TEL AVIV/JAFFA – 2025/2015, ISRAËL.
Deux villes superposées, deux temporalités qui s’ignorent. Jaffa parle le langage de la ruine ; Tel Aviv celui de la hâte. Entre ces deux mondes, la lumière littorale demeure impitoyable. La photographie y enregistre l’impossible cohabitation.

Two cities superimposed, two temporalities that ignore each other. Jaffa speaks the language of ruin; Tel Aviv that of haste. Between these two worlds, coastal light remains merciless. Photography records there an impossible cohabitation.